C’est au cœur de sa Normandie natale, encore en pleine adolescence, que le jeune Michel Sardon s’émeut de l’existence d’une musique jusqu’alors
inconnue. C'est à la lecture d’un numéro de Best couvrant un énième come-back du groupe Pink Floyd que le jeune sardon découvre l'existence des Pixies. La médiathèque municipale de la ville
voisine, devient alors bien vite le théâtre de rencontres avec des vinyles, puis des Cds estampillés "musique pas comme les autres", comme autant de remparts face à la coercition du milieu
éducatif et familiale. Et ce n’est que quelques années plus tard que Michel, décide de braver le consensus familiale selon lequel la musique serait un domaine réservé aux autres. Il se lance
alors dans ses premiers accords. Le frôlement des cordes devient rapidement créatif, exorcisant ainsi ce mal insondable qui le ronge depuis sa plus tendre enfance. Accompagné par quelques amis,
les compositions se succèdent au gré de ses séjours en Normandie et en Angleterre, pour finir à Paris où Michelse lance dans la M.A.O et le D.I.Y ! Sur sa lancée, Michel lance en 2001 dadaprod,
cherchant à créer un nouvel espace non marchand où la musique s’échange sur Internet ou via des Cd-R. En totale opposition par rapport aux mastodontes de l’industrie du disque, dadaprod fustige
les fossoyeurs de la création, revendiquant une musique libre où les artistes ne seraient plus des comptes en banque appartenant à la jet-set où des élus dans des programmes autant racoleurs que
mercantiles. Michel décide alors de décliner sa sensibilité musicale au gré de plusieurs projets solos, comme banga (créant ainsi le mouvement punk-folk) et brazil, plus ouvert à la musique
instrumentale.